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En bref #102 pse arize

PSE Arize : un partenariat exemplaire

Guillaume Choisy, directeur de l’agence de l’eau, a signé le 28 février le PSE (paiement pour services environnementaux) de l’exploitation agricole de M. Jean-Pierre SIGAUDES, située à Montfa en Ariège et dédiée à la polyculture-élevage en agriculture biologique (120 ha de SAU et un troupeau bovin de 65 têtes).

© Benoît Bouchetal / AEAG

Le territoire sur lequel elle est située comprend une partie du bassin versant de l’Arize, entre les départements de l’Ariège et de la Haute-Garonne. Le Syndicat mixte du Parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises,  en partenariat avec le Syndicat Mixte du Bassin versant de l’Arize, est l’animateur global de ce territoire, où 59 PSE ont été attribués par l’Agence pour un total de 318 000€.

Ce dispositif expérimental, spécifique au bassin Adour-Garonne, a été construit en partenariat avec les Régions Occitanie et Nouvelle-Aquitaine, les services de l’Etat, les Chambres d’agriculture et les associations de protection de l’environnement. Conditionné à l’obtention de résultats, il consiste à rémunérer les agriculteurs selon la performance environnementale de leurs systèmes de production, en fonction d’une ambition environnementale élevée définie en amont. Cette performance est évaluée par un auditeur sur trois critères :

  • la présence de prairies et la longueur des rotations culturales,
  • la faible utilisation de pesticides et de fertilisants minéraux,
  • la préservation des haies, des bois et des zones humides.

Par l’attribution de PSE, l’Agence reconnaît les efforts des agriculteurs qui concourent à préserver l’environnement, au-delà des exigences réglementaires. Ils  contribuent, par leurs actions ou leur mode de gestion,  à la préservation de la biodiversité, à la protection des ressources en eau, à la protection des sols (biodiversité, stockage de carbone…), etc.

A l’issue de cette première phase d’expérimentation qui va s’échelonner de 2019 à 2021, 2,4 M€/an ont été attribués à 384 exploitations du bassin Adour-Garonne. L’Agence prévoit  d’y consacrer 3 à 5 M€ par an.