l'interview

interview septembre CLS

Trois questions à Stéphanie Limouzin, directrice du pôle Océanographie spatiale chez CLS

La société toulousaine CLS a fait parler d’elle cet été, en contribuant à dépolluer les eaux de la baie de Rio avant les épreuves olympiques. Les compétences déployées pourraient s’avérer cruciales sur d’autres opérations.

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Comment avez-vous été choisie pour nettoyer la baie de Rio ?

CLS (Collecte Localisation Satellites) exploite des données satellitaires pour des services à valeur ajoutée dans le domaine de l’environnement et des activités maritimes. Historiquement, la société est une filiale du Centre National d’Etudes Spatiales (CNES), créée pour l’exploitation du système ARGOS. Elle compte 300 salariés à Toulouse. Mais elle s’est également bien développée à l’international, avec une vingtaine de filiales, dont la société Prooceano au Brésil, qui a été contactée dans le cadre du nettoyage de la baie de Rio.

Quelle a été la nature de l’action menée par CLS ?

CLS est intervenue en équipant de balises de localisation une flotte de petits bateaux chargés de ramasser les déchets flottants. Nous avons également mis au point un modèle qui permet de déterminer où les déchets vont s’accumuler dans la baie, notamment grâce à des données satellitaires.

Avez-vous d’autres projets de ce type à venir ?

Nous aimerions pouvoir lancer des projets similaires. Même si chaque situation est spécifique, et que le modèle créé pour Rio ne peut pas s’appliquer de manière automatique, nous avons les compétences techniques et scientifiques pour renouveler de telles opérations. Nous avons par exemple déjà travaillé sur les algues de Sargasses, en Martinique et en Guadeloupe. Ce que fait l’Expédition 7ème Continent, à une autre échelle, pourrait nous intéresser aussi.

https://www.cls.fr/