L'édito

edito

Biodiversité, année décisive

AEAG- D Taillefer

AEAG- D Taillefer

Franck Solacroup, Directeur du Département des ressources en eaux et milieux aquatiques, à l’agence de l’eau Adour-Garonne

Cette année, la Journée mondiale de la biodiversité du 22 mai avait pour thème « Intégrer la biodiversité pour le maintien des populations et de leurs moyens de subsistance ». Éminemment stratégique par les thèmes qu’elle couvrait, cette journée était aussi à mi-chemin de la Décennie des Nations Unies pour la Biodiversité, débutée en 2011 et dont le prochain temps fort se déroulera en décembre à Cancun, au Mexique, avec la 13e réunion de la Conférence des parties sur la diversité biologique.

A l’échelle nationale, d’importants rendez-vous sont aussi attendus. Le premier concerne la transcription du protocole de Nagoya dans le projet de loi français pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages *. Cet accord international vise à partager les avantages découlant de l’utilisation des ressources génétiques d’une manière juste et équitable. Une fois ratifié, il devrait aider à lutter contre l’accaparement abusif de ressources biologiques et par ricochet aider les populations locales à mieux tirer avantage de la commercialisation des éléments du vivant.

Le concours Capitales de la biodiversité, qui s’adresse aux villes et se clôture le 31 mai, a pris de son côté de l’ampleur. Il a été organisé en coordination avec la mission de préfiguration de l’Agence française pour la Biodiversité (AFB), dans le cadre de l’expérimentation de sa régionalisation. Ce sera à coup sûr l’occasion de promouvoir la structure, qui devrait voir le jour début 2017, au plus près des milieux et des communautés.

* la loi devrait être définitivement adoptée avant l’été